Le point en quelques lignes :
Le soubassement maçonné appelé communément mur bahut constitue une bases solides pour les clôtures avec une hauteur typique située entre 40 et 80 centimètres. Cette maçonnerie d’éléments architecturaux s’associe souvent à des grilles ou barreaux pour garantir à la fois solidité et légèreté visuelle. Contrairement aux murs pleins ou murs de soutènement, le mur bahut combine fonction structurelle et transparence, favorisant la limite d’espace privé sans obstruer la lumière ni la vue.
Quelle est la véritable fonction d’un socle bas dans vos clôtures, au-delà de son apparence ? Bien souvent confondu avec un simple mur plein, le mur bahut offre une alternative architecturale mêlant esthétique et robustesse, renforcée par une maçonnerie spécifique et une hauteur réglementée. Cette base maçonnée répond à des normes urbaines strictes tout en évitant l’effet massif typique des murs pleins. À l’issue de votre lecture, vous serez capable d’identifier ces soubassements et de comprendre leurs règles d’installation intégrant barreaudages, matériaux, et conformité réglementaire.
Définition et origine du mur bahut
Soubassement de clôture (mur bahut) – définition
Un mur bahut est généralement une base maçonnée basse servant de soubassement à une clôture. Cette structure, généralement comprise entre 40 et 80 centimètres de hauteur, soutient des éléments ajourés tels que des grilles, grillages ou barreaudages. Cette association permet à la fois d’assurer une certaine solidité et de conserver la légèreté visuelle en laissant la lumière et la vue traverser la partie supérieure.
On l’appelle parfois soubassement de clôture car il forme la partie basse du dispositif de délimitation, souvent en pierre naturelle, parpaing enduit ou autre maçonnerie conforme aux règles locales d’urbanisme. Ce choix structurel protège la zone inférieure du passage répété, des intempéries ou des petits chocs comme ceux des chariots ou outils.
Origines médiévales et usages historiques
À l’origine, le terme désignait un muret utilisé au Moyen Âge dans l’architecture romane, notamment comme support des colonnes dans les arcades des cloîtres et couvents. Ces murs bas portaient des éléments en pierre et protégeaient notamment les chêneaux situés en bas des grands combles, selon des usages médiévaux précis.
Au fil du temps, l’usage du mur bahut s’est étendu, perdurant dans l’architecture religieuse gothique où il soutenait aussi des parties supérieures des édifices. Aujourd’hui, cette appellation désigne souvent un muret maçonné servant de base solide à un type de clôture classique, en continuité de cette fonction historique.
Mur bahut vs murs pleins et soutènements
Fonctions et usages distincts
Le soubassement de clôture ne doit pas être confondu avec un mur plein, ni un mur de soutènement. Son rôle principal est d’offrir un socle solide tout en permettant une certaine transparence visuelle grâce à une partie ajourée. Il délimite nettement un espace privé tout en laissant circuler la lumière et la vue.
À l’inverse, un mur plein masque totalement la visibilité, formant une barrière visuelle et physique complète, avec une hauteur maçonnée occupant toute la hauteur de la clôture. Le mur de soutènement, quant à lui, a une fonction structurelle spécifique, celle de retenir des terres en dénivelé et répond à des contraintes techniques plus lourdes, notamment liées à la poussée des terres et à la stabilité du terrain.
Distinction avec mur plein et mur de soutènement
La maçonnerie d’un mur de soutènement doit être calculée pour résister à la pression exercée par les terres. La conception et les matériaux utilisés diffèrent donc du mur bahut.
Le mur plein sert avant tout à isoler visuellement ou acoustiquement, tandis que le mur bahut se positionne comme un compromis, combinant robustesse et esthétisme grâce à sa partie ajourée. Ce choix évite l’effet de mur massif, rends la clôture plus légère et souvent plus conforme aux règles d’urbanisme lorsque le plein est proscrit.
Dimensions, matériaux et conformité PLU
Hauteur du soubassement et hauteur totale
Les règles locales d’urbanisme fixent souvent une hauteur limite pour le soubassement maçonné, généralement comprise entre 40 et 80 cm. Cette limite assure que le mur de base reste discret.
La hauteur totale du dispositif de clôture, mur bahut inclus, est habituellement plafonnée entre 1,60 et 2 mètres suivant la zone. La partie ajourée (grille, barreaudage) vient donc compléter la hauteur du soubassement, ce qui nécessite de vérifier précisément les règles pour ne pas dépasser le maximum autorisé.
Sur terrain en pente, la mesure de la hauteur réglementaire fait référence au niveau naturel du terrain à chaque point du mur, ce qui implique parfois de construire le soubassement en redans (paliers) pour rester conforme aux exigences du PLU. Une attention particulière à ces détails évite les conflits avec l’administration locale.
Matériaux et couleurs selon le PLU
Les matériaux de la partie maçonnée doivent être choisis en fonction du règlement local, souvent encadré dans l’article 11 du PLU. Le parpaing brut est généralement interdit en façade visible et doit être recouvert d’un enduit adapté à la teinte des constructions voisines. La pierre naturelle est particulièrement valorisée en secteurs patrimoniaux ou ruraux.
Pour la partie supérieure ajourée, les PLU préfèrent des grilles métalliques teintées en vert ou noir, ou des barreaudages métalliques sobres. Le bois ajouré est parfois autorisé dans des zones naturelles, offrant une intégration esthétique aux espaces verts. Dans les secteurs protégés par l’Architecte des Bâtiments de France, les teintes et styles de maçonnerie et barreaudage sont particulièrement contrôlés.
Notre éclairage. « Consultez toujours précisément votre PLU avant de choisir la hauteur de chaque partie du mur bahut pour éviter un refus administratif et assurer la conformité. »
Autorisations, mitoyenneté et terrains en pente
Déclaration préalable et ABF
Dans la majorité des communes urbaines et périurbaines, une déclaration préalable de travaux est exigée pour la construction ou la modification d’un mur bahut, notamment en raison de l’impact visuel. Cette déclaration est systématique dans les secteurs protégés, classés ou en zone prise en charge par l’Architecte des Bâtiments de France (ABF).
En absence de cette obligation locale, le mur peut être construit sans formalité si les règles de hauteur et d’implantation sont respectées. Il est pourtant conseillé de consulter le service urbanisme municipal afin d’obtenir des informations précises et d’éviter tout litige futur.
Mitoyenneté et terrains en pente
Lorsque le mur est implanté à la limite entre deux propriétés, il peut être considéré comme mitoyen selon les articles 653 et suivants du Code civil. Cette mitoyenneté implique un partage des frais d’entretien et de construction, ainsi que l’accord des deux propriétaires pour toute modification.
Si le mur est construit en retrait, il reste la propriété exclusive de celui qui le fait édifier, sans obligation de partage.
Sur un terrain en pente, deux possibilités de conception s’offrent au propriétaire : construire le mur en redans pour conserver une hauteur constante au-dessus du sol naturel, ou le réaliser de façon continue avec une hauteur variant selon la déclivité. La réglementation locale précise généralement la méthode à utiliser pour mesurer la hauteur réglementaire au point le plus bas du terrain, ce qui est crucial pour rester dans les limites autorisées.
Avantages et conseils de pose
Avantages esthétiques et solidité
L’installation d’un mur bahut présente de nombreux atouts. Il allie la solidité d’un socle maçonné capable de résister aux chocs, à la fois esthétique grâce à la transparence offerte par son dessus ajouré. Cela permet de réduire l’effet visuel de lourdeur d’une clôture pleine et d’améliorer la luminosité à l’intérieur comme à l’extérieur de la propriété.
Ce type d’ouvrage est adapté aux terrains variés, y compris en pente, et permet un bon ancrage pour la fixation des piliers de portail, garantissant la durabilité et la stabilité de l’ensemble.
Conseils de conception et étapes clés
Avant la construction, vérifiez précisément la hauteur maximale du soubassement et la hauteur totale autorisées par votre PLU. Recherchez également les matériaux admissibles et les traitements de surface imposés.
Prévoyez des fondations adaptées pour assurer la stabilité, particulièrement si le terrain est en dénivelé ou si un portail doit s’appuyer dessus.
Voici les étapes recommandées :
- Étudier le plan d’urbanisme local pour comprendre les règles précises.
- Mesurer soigneusement le terrain, notamment en pente, en se référant au niveau naturel pour calculer la hauteur réglementaire.
- Choisir des matériaux conformes au PLU, et penser à l’esthétique globale, incluant le choix du barreaudage ou de la grille.
- Déclarer le projet auprès des autorités si nécessaire, en fournissant plans, descriptifs et photos du projet.
- Faire réaliser les fondations solides, la maçonnerie du soubassement, puis la pose du dispositif ajouré.
Avec une bonne préparation, vous valoriserez votre propriété tout en garantissant la durabilité et le respect des règles d’urbanisme locales.
FAQ — Fondations et usages du bahut de mur
Quelle est la hauteur maximale d’un mur bahut ?
La hauteur maximale d’un mur bahut est généralement comprise entre 40 et 80 centimètres selon les règles locales d’urbanisme. La hauteur totale de la clôture, incluant la partie ajourée, est souvent limitée entre 1,60 et 2 mètres.
Qu’appelle-t-on un bahut dans le contexte d’un mur ?
Un bahut désigne une base maçonnée basse servant de soubassement à une clôture. Il supporte une partie ajourée comme une grille, assurant solidité et légèreté visuelle tout en protégeant la base du mur.
Qu’est-ce qu’un mur plein par opposition au mur bahut ?
Un mur plein est une construction maçonnée sans partie ajourée, formant une barrière visuelle et physique complète. Contrairement au mur bahut, il masque totalement la vue et ne laisse pas passer la lumière.
Quelle est la différence entre un mur et un muret ?
Un muret est un mur bas souvent utilisé comme soubassement ou délimitation légère. Le mur peut être plus haut et rempli d’une fonction porteuse ou de soutènement. Le mur bahut est un type de muret servant de base à une clôture ajourée.
Comment un mur bahut se distingue-t-il d’un mur de soutènement ?
Le mur bahut sert de socle à une clôture avec une partie ajourée, sans contrainte forte de pression des terres. Le mur de soutènement retient les terres en dénivelé et nécessite une maçonnerie renforcée calculée pour résister à cette pression.
Quels matériaux sont utilisés pour construire un mur bahut conforme au PLU ?
Les matériaux usuels pour un mur bahut conforme au PLU incluent la pierre naturelle ou le parpaing enduit aux couleurs harmonisées avec l’environnement. La partie ajourée est souvent en métal teinté sobrement, parfois en bois dans les zones naturelles.

François, rédacteur spécialisé en équipements et aménagements de salles de bains, rédige des contenus précis et pertinents pour aider à faire des choix éclairés.



